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La Cour du Malheur
Écrit par R.V. Vallese, traductions par Lithoss et Szass   

Je me gelais les ailes dans les salles d'attente des Cours de Justice depuis l'antipic deux nuits auparavant, attendant simplement d'entendre mon nom afin que je puisse aller devant le juge, que je paye mon amende, et que je puisse retourner peler les béjaunes, à la sortie du Gazouilleur. Quand je pensais à tout le jonc facile que je manquais pendant mes heures d'enfermement, ça me rendait malade, je vous le dis.

Mais mon porte-parole arriva alors, il me colla un parchemin enrubanné dans la poche et me dit que j'avais été "Limacé". Je pensais que ça voulait dire qu'ils n'avaient rien contre moi. Mais deux lascars m'emmenèrent dans le Bas-Quartier, dans cette maison abandonnée que les gens appellent la Cour du Malheur, et ils me poussèrent à l'intérieur.

Je vous le dis, je n'ai plus jamais pelé qui que ce soit dans cette ville.

- Mémoires de Neggis Ham, pickpocket, extrait des Flammes de la Justice de Jeena Ealy

 

La plupart des bougres jugés aux Cours récoltent la justice au bout d'un noeud ou derrière les barreaux. Bien entendu, certains cultivent des barbes longues de plusieurs pieds à attendre tout simplement pendant des jours, des semaines, voire même des mois pour leur procès.
Les Cours de Justice débordent d'activité, et parfois les juges de la Fraternité de l'Ordre ne peuvent pas faire tourner la Roue de la Justice aussi vite qu'ils le voudraient - notamment quand les patrouilles de l'Harmonium augmentent leurs quotas d'arrestations.
En période de suractivité, les Greffiers harcelés essayent de se décharger de leurs dossiers en envoyant discrètement des criminels sans importance être jugés dans un autre endroit : la Cour du Malheur, un tribunal d'Homme-Poussière dans le Bas-Quartier, présidé par un nalfeshnie appelé Limace Bavarde.

Située dans le Square des Chiffonniers, à seulement quelques minutes de marche de la Morgue, la Cour du Malheur apparaît comme un endroit majestueux, avec des marches de marbre blanc, des colonnades et des arches qui rivalisent avec celles des Cours de Justice elles-mêmes.
La chanson dans la rue dit que le bâtiment n'est pas fait en marbre mais en ossements récupérés sur les biges qui ont été jugés ici. Mais ce sont juste des paroles de bibards.
Les Rectifieurs haïssent cet endroit, le dénonçant comme une "perversion de la justice", et ils l'auraient volontiers nettoyé - si seulement ils avaient d'abord pu y entrer.

En fait, la Cour du Malheur est une coquille vide, avec rien au sein de ses murs, si ce n'est un sol de carrelage poli. Seuls les Hommes-Poussière et les biges convoqués par une ordonnance de renvoi spécifique émanant des Greffiers des Cours de Justice y voient quelque chose de différent.
Transporter un tel document à travers l'arche au sommet des marches active un portail, projetant l'accusé - et les co-accusés, ou les témoins indiqués sur l'ordre de transfert - à la véritable Cour du Malheur, une forteresse située dans le Plan d'Energie Négative. Les Hommes-Poussière peuvent l'emprunter en étant membres de la faction tout simplement.

A noter qu'un péquin ne sait pas forcément qu'il a été aiguillé dans le Grand Vide ; après tout, il se trouve encore à l'intérieur. Bien sûr, à l'intérieur veut maintenant dire en plein milieu d'un gigantesque hall construit avec les restes calcinés de toutes sortes de créatures - des milliers de visages atrophiés lorgnent silencieusement depuis les murs, le plafond et le sol. Quatre-vingt dix-neuf rangées de bancs en chêne, brisés en éclats, parcourent la longueur du hall, et des foules d'Hommes-Poussière grouillent parmi les squelettes, les blêmes, les nécrophages, et autres mort-vivants. La Trêve des Morts passé entre la faction et les monstres assure qu'ils n'attaqueront pas les vivants (et vice versa).

Certains factionnaires introduisent les autres Hommes-Poussière ou les morts-vivants à leurs places, d'autres font office d'huissiers de justice, d'autres présentent les pièces à conviction ou les appels à témoins - il y a même des artistes qui capturent l'expression de terreur des accusés dans les cendres et la colle, et des scribes qui gravent le compte rendu des procédures sur leur peau (ou sur les bandelettes démêlées d'une momie).

La lumière provient de feux follets enfermés dans des globes de cristal qui pendent au plafond ; ils luisent plus intensément lorsqu'ils se nourrissent de la panique des accusés. Mais une lumière plus intense émane du fond de la salle, de l'endroit vers lequel tous les bancs font face, où les os assemblés d'une dracoliche brûlent pour l'éternité. (Les spectateurs qui ont les cheveux longs ou des habits en tissu feraient mieux de ne pas s'asseoir aux trois premiers rangs). Et au milieu de ces mâchoires enflammées, siège Son Ignominie Limace Bavarde, Juge de la Cour du Malheur.

Personne ne sait comment un tanar'ri en est venu à présider une cour d'Hommes-Poussière. Cependant, un érudit des Plans Inférieurs que j'ai rencontré tandis que je recherchais un autre livre me conta cette histoire : Limace Bavarde était juge sur la Montagne du Malheur dans les Abysses, où une assemblée de nalfeshnies détermine le destin des mortels qui parcourent ce Plan innommable.
Limace Bavarde, cependant, était quelque peu farceur et il se délectait à embarrasser les vaniteux généraux balors, en sélectionnant uniquement les plus faibles mortels pour servir d'esclaves dans les raids de la Guerre Sanglante. Finalement, le fiélon perturbateur fut banni des Abysses.
Il parcourut les plans jusqu'à construire enfin une forteresse flottante dans le Plan d'Energie Négative, faite des corps des personnes à qui il avait drainé l'énergie vitale.

Peu après, le factol Skall des Hommes-Poussière - dont les membres désignent aussi cette mer d'obscurité comme leur maison - conclut un contrat avec le fiélon. La faction utiliserait le hall macabre comme une cour pour juger les coupables, avec Limace Bavarde en tant que juge.
Skall offrit également aux Greffiers de Sigil un usage limité de la Cour, promettant que la justice serait dispensée avec un détachement digne des Hommes-Poussière - mis à part qu'il n'y aurait aucune peine de mort, car la progression de chaque être vers la mort doit être naturelle.

C'était une offre que les Greffiers ne pouvaient refuser.

- Extrait historique tiré des Flammes de la Justice

 

Limace Bavarde rentabilise son misérable nom. C'est un fiélon boursouflé et malodorant de 6 mètres de haut, réputé dans tout le multivers comme étant un verrat enflé. Poussant au milieu de son dos, deux ailes pathétiques d'aigle battent spasmodiquement lorsqu'il s'énerve (bien qu'elles ne soulèvent pas sa masse à plus d'un centimètre du sol).

Il est difficile de prédire ce qui l'énervera. La plupart du temps, il s'affale dans la mâchoire squelettique de son trône, piochant des escargots des Abysses dans son sac sans fond et les éclatant dans sa bouche, grattant les croûtes de son ventre velu, ou ramenant à la vie un cadavre au sol, juste pour contempler sa frayeur.
De temps en temps, il égaye le procès avec un rot retentissant ; les Hommes-Poussière, habituellement lents, détalent rapidement pour éviter de passer à travers le nuage flottant de gaz fétide.

Bien sûr, quand un bougre est amené devant lui pour être jugé, le fiélon se ragaillardi un peu. Ses sourcils épais et charnus se tordent tels des serpents au-dessus de ses yeux rouges cramoisis, qui semblent pouvoir percer le coeur d'un bige et drainer sa force vitale.
Et ils le peuvent.
Comme tous les nalfeshnies, Limace Bavarde aime se nourrir des émotions négatives, extirpant la peur, la haine et le désespoir des mortels amenés à la Cour pour être jugés. Il n'en reste alors plus qu'une coquille vide.
Si Limace Bavarde s'arrête avant d'avoir drainé le bige, l'accusé erre dans le brouillard durant des semaines entières, incapable de dormir, de combattre ni même de penser correctement jusqu'à ce que son esprit revienne à la normale.
Quelquefois cependant, Limace Bavarde s'emporte et absorbe toute la force du bige ; la coquille morte qui en résulte est alors incrustée dans les murs ou dans le sol, devenant une partie intégrante de la Cour.
Le factol Skall réprimande toujours le fiélon pour son "erreur regrettable" et menace de fermer la Cour ; la peur du nalfeshnie de perdre ses privilèges est généralement suffisante pour empêcher les accidents supplémentaires - pour un certain temps du moins.

Un endroit plein de vie.
- Neggis Ham, à propos de la Cour du Malheur

Toutefois, tous les biges qui sont amenés devant la Cour ne sont pas drainés - en fait, ça constitue le pire châtiment, d'ordinaire réservé à ceux qui le méritent le plus (ou qui ennuient Limace Bavarde). Ca restreint également les élans intempestifs des spectateurs de la Cour, qui risquent d'être eux-mêmes drainés - ça n'arrive cependant pas aux morts-vivants et aux Hommes-Poussière, qui sont dépourvus d'émotion).
Normalement, le fiélon prononce des sentences plus légères, contraignant les coupables à effectuer quelques services utiles pour les Hommes-Poussière. Par exemple, un bougre pourrait travailler à la Morgue durant quelques semaines, à étiqueter les macchabées, à collecter ou récupérer les morts depuis chaque quartier de la Cage, ou même à nettoyer les sphères de feux-follets, juste là, dans la Cour.

Quel que soit le service, le bige est amené à le réaliser à la satisfaction d'un grossium Homme-Poussière qui lui est désigné. Autrement, il est ramené à la Cour pour un drainage à la manière nalfeshnie. Et il ne sert à rien au péquin de se débattre dans la Cour. Le portail ne le ramènera pas à Sigil tant que le juge n'a pas prononcé la sentence - c'est la clé du portail - et la Cour n'a pas d'autre sortie.

Bien sûr, un lascar pourrait envisager de s'échapper vers la désolation mortelle en dehors de la Cour, le Plan d'Energie Négative. Mais ce n'est pas vraiment un refuge. Et avec un affranchi comme Seigneur Porpen (Primaire, chevalier de la mort, DV 9d10, Chaotique Mauvais) qui monte la garde dans la Cour, même un Primaire n'essaierait pas de s'enfuir.

Seigneur Porpen est un chevalier de la mort du monde Matériel Primaire de Krynn, un ancien chevalier de Solamnia qui fut maudit par la divinité Hiddukel, pour avoir pendu son rival à la cour du roi, alors qu'il était innocent. Après avoir hanté son monde natal durant des années tel un monstre répugnant, Porpen découvrit par hasard un portail vers Sigil et l'emprunta.
Dans la Cage, il était simplement un autre bige - peut-être un peu plus squelettique que la moyenne.
Il sauta sur l'occasion que lui offrit le factol Skall de rejoindre la Cour du Malheur, et aujourd'hui il demeure farouchement loyal à Limace Bavarde, utilisant son épée courte voleuse de vie contre ceux qui menacent le juge ou la Cour.
Après tout, Limace Bavarde vient des Abysses - que l'on dit être la demeure d'Hiddukel - et le juge a promis de lui prêter un jour main forte pour se venger de cette Puissance.

 

Dannoch, la matoise blafarde avec l'écharpe, se leva, allant et venant devant le fiélon, très lentement, traitant mon affaire, expliquant que cela ne pouvait pas être moi qui avait dérobé le grimoire de ce vieux magicien. Elle n'a pas arrêté de parler - c'était juste une seule longue phrase sèche qui dura des heures. Elle n'éleva ni la voix ni le doigt. Les squelettes assis dans l'assistance étaient plus expressifs, je vous le dis.
Mais ensuite, cette bougre de bige tourna sur ses talons et commença à plaider contre moi, tout aussi calmement, prétendant (aussi assurément que Sigil existe) que c'était moi celui que les gens ont désigné à dix reprises tel un voleur et que le juge devrait faire de moi un exemple.

Elle a gagné, bien sûr. Ou peut-être qu'elle a perdu. En tout cas, moi, j'ai perdu.

- Neggis Ham, extrait des Flammes de la Justice

 

Dannoch la Ridée (planaire, humaine, barde 5, Homme-Poussière, Loyal Neutre), l'actuelle Plaideuse de la Cour, a la tâche de plaider à charge et à décharge de chaque bougre déféré devant la juge. En tant qu'Homme-Poussière, la vieille femme est capable de mettre de côté toute émotion et de présenter les faits d'une affaire noir sur blanc. Bien sûr, parfois c'est assez énervant pour un accusé de voir son propre avocat faire de son mieux pour lui obtenir une mise à pied et le voir punir.

Malgré tout, Dannoch la Ridée fait un travail admirable, bien que difficile. Il est difficile en effet pour un tanar'ri de percevoir la logique ; souvent, Dannoch plaide jusqu'à piquer un fard et Limace Bavarde adopte un verdict absolument arbitraire, selon son humeur du moment.
Naturellement, il n'y a pas de jurés - juste Limace Bavarde (après tout, c'est sa Cour).

Quand Dannoch n'est pas en train de plaider pour les bougres envoyés par les Greffiers, elle essaye de résoudre les contestations des Contrats de la faction. Souvent, un bige qui signe un tel Contrat - donnant aux Hommes-Poussière les droits sur son futur cadavre en échange de quelques pièces - tente de revenir en arrière.
De telles affaires sont traitées à la Cour du Malheur. Une visite de la Cour est généralement suffisante pour forcer un bige d'y réfléchir à deux fois avant de revenir sur sa parole. (L'Homme-Poussière Qaida essaye actuellement de forcer l'elfe sylvestre Verden à comparaître devant la Cour. Verden a signé un Contrat il y a très, très longtemps - si longtemps, en fait, que la faction est persuadée qu'elle utilise des moyens magiques pour prolonger son existence. Et c'est une chose que les Hommes-Poussière n'apprécient pas vraiment).

Croyez-le ou non, quelques chevaliers de la gueuserie garrottés espèrent qu'un Greffier surmené leur signera une ordonnance pour la Cour du Malheur. (Après tout, ces gueusards savent bien que quelque soit la besogne que Limace Bavarde désigne comme punition, ce sera probablement mieux que de supporter la pensée justicière des Rectifieurs. Même la purge fiélonne, bien que terrifiante, laisse généralement le bougre en vie).
Mais les greffiers ne sont pas fous. Ils donnent les ordonnances uniquement à ceux dont ils pensent qu'ils bénéficieront de l'expérience - ou ceux dont ils aimeraient se débarrasser, comme Nye "le Rusé".

Nye, un avocat tieffelin, embarrasse régulièrement les juges de Sigil par ses manières chaotiques et les Greffiers le laissent occasionnellement accompagner un bougre d'accusé à la Cour du Malheur (espérant probablement qu'il n'en reviendra pas).
Dannoch la Ridée n'aime pas refourguer les dossiers d'une affaire à Nye mais Limace Bavarde - qui apprécie le pur Chaos - insiste pour que Nye soit le Plaideur chaque fois qu'il vient à la Cour.

D'autres personnes à Sigil font de leur mieux pour être amenés à la Cour du Malheur. Au dernier recensement, Les sombres Mornistes, Morvun et Phineas, ont été arrêtés non moins de 36 fois, espérant désespérément être "Limacés" (mais les Greffiers voient clair en eux).
Et le crieur publicitaire Harys Hatchis peut parfois tirer quelques ficelles aux Cours de Justice afin qu'un ami obtienne une ordonnance.

 

Juge Limace Bavarde
(Planaire/nalfeshnee/DV 11/Chaotique Mauvais)

CA -8 ; VD 12, vol 15 (D) ; Pv 79 ; TACO 9 ; #AT 3 ; Dég 1d4/1d4/2d4 (griffe/griffe/morsure) ; AS drain des émotions, vaporisation magique ; DS jamais surpris, immunités, télépathie ; TA E (6 mètres) ; NM fanatique (17) ; Int divine (21) ; PX 17000.
Source : PS MC.
Notes : AS - Limace Bavarde peut, à volonté, drainer toutes les émotions d'une victime, réduisant de moitié ses scores de caractéristiques (et tous les bonus), les points de vie et le TACO pendant 1d4+1 semaines. Trois fois par jour, Limace Bavarde peut se concentrer pendant un round (malgré les attaques) et relâcher des rayons aux couleurs de l'arc-en-ciel qui partent dans toutes les directions ; les créatures qui se trouve à moins de 20 mètres subissent 15 points de dégâts (jet de sauvegarde contre les sort pour réduire de moitié) et entrent en transe pendant 1d10 rounds durant lesquels elles aperçoivent leur plus grande frayeur (jet de sauvegarde contre les sorts à -2 pour éviter la transe).
DS - arme en fer froid ou arme magique +2 ou mieux pour le toucher ; subit la moitié des dégâts de froid, de feu magique, de gaz ; subit aucun dégât d'électricité, de feu non magique ou de poison ; l'Intelligence de 21 lui confère une immunité aux illusions de niveau 1 à 3.
Limace Bavarde peut communiquer par télépathie avec n'importe quelle créature.
Personnalité : pompeux, destructeur, égoïste.
Equipement spécial : sac sans fond rempli d'escargots Abyssaux juteux ou ratatinés.
Pouvoirs magiques : (1/round, à volonté, à moins que le contraire ne soit précisé) : apparence altérée, lien, appel de la foudre, toucher glacial, ténèbres sur 5 mètres, détection de l'invisibilité (toujours active), distorsion des distances, ESP (toujours active), débilité, oubli, portail (2/jour ; 1d6 babaus ou 1 vrock ; 50% de réussite), insectes géants, infravision, invisibilité, connaissance des alignements (toujours actif), image miroir, protection contre le bien (toujours active), rappel à la vie, lenteur, téléportation sans erreur et toile d'araignée.
Emplacement : à la Cour du Malheur, sur le Plan d'Energie Négative (l'entrée est un portail situé dans le Bas-Quartier).
Interprétation : bien qu'il puisse communiquer télépathiquement, Limace Bavarde aime faire des lents discours laborieux, qui font que tous les biges dans la Cour sont pendus à ses lèvres. Il se considère supérieur et désire être diverti et amusé par les va et vient de la Cour. Cependant, il est facilement déconcentré et fait tout ce qui lui plait, sans aucune considération de bienséance ou de logique. Limace Bavarde se délecte de son comportement indélicat, tel que roter, se gratter et rire aux éclats.
Combat : Limace Bavarde laisse Seigneur Porpen (ou la foule d'Hommes-Poussière et de morts-vivants qui remplissent la Cour) diriger les combats pour lui. Si c'est nécessaire, il drainera un ennemi ou utilisera des sorts contre lui. Mais il est trop fainéant pour se battre physiquement à moins que sa vie en dépende.

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