| La Loge et le Manifeste des Mornés |
| Écrit par David "Zeb" Cook, Dori Jean Hein, Tim Beach & J.M. Salsbury, traductions par Szass | ||||||||||||||||||||||
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Vous nous appelez les Fous. Mais nous sommes plus sains que quiconque d'entre vous. Nous savons que le multivers n'a aucun sens, mais nous ne tournons pas autour à essayer de le convertir en logique ou en anarchie. Ni ne méprisons nos frères en prétendant qu'il n'y a aucun sens dans ce que nous disons. Comme le font bien d'autres factions (c'est le but, après tout).
Vous tous, soi-disant leaders - vos fidèles sont devenus les nôtres à cause de vos colères inflexibles ; vous avez rejeté vos camarades, et ils sont venus à la Cabale. Vos mensonges et vos fausses valeurs, sous l'apparence de vérités et d'idéaux, ont repoussé vos adeptes. Vos rejetés deviennent l'essence même des membres les plus forts de ma faction, le cœur de la miséricorde et du désespoir. Je vous accorderai que parfois ceux qui rejoignent la Cabale sont incapables de trouver les significations nécessaires au fond d'eux-mêmes, certes, et c'est bien là que se trouve la folie. Mais vous devez vous rappeler que la vérité est toujours l'ennemie de l'illusion, et que l'illusion est une hypnose auto administrée. Vous consommez trop souvent de cette drogue, mes amis. J'ai pitié de vous, et particulièrement vous les Sensats. Votre "faction" n'est qu'un club de rencontres futiles pour hédonistes superficiels qui ne peuvent trouver aucun sens à l'intérieur parce que vous êtes toujours à la recherche de stimulants extérieurs. Quelle stupidité ! Permettez moi de vous faire une faveur. Sondez mon esprit, et je vous montrerai pourquoi il est préférable d'être un membre de la Morne Cabale. Je vous montrerai que, en effet, il y a du désespoir et de l'angoisse, et parfois même de la démence - mais il y a aussi de la compassion et de la pitié pour les malheureux. N'ayez pas peur ; je vous laisserai contempler mon esprit, bien que beaucoup de ceux qui ont essayé de lire les pensées d'un Morné ont échoué. Venez maintenant, ne désirez-vous pas voir à quoi ressemble vraiment la santé mentale ? Ne désirez vous pas voir les secrets du multivers - et voir qu'il n'y a en fait aucun secret ? Bien sûr les Mornés revendiquent qu'ils sont sains. Tous les vrais Fous le font.
- l'éditeur ![]() Non ? Dommage. Car la santé mentale est tristesse, désespoir, souffrance de l'esprit et de l'âme et du cœur. Le tourment, la rage, et l'angoisse à en perdre la foi. Il n'y a pas de foi, aucun espoir, aucune confiance - rien à croire en cela. Vous dites qu'il doit y avoir une réponse. Mais il n'y en a pas. Ni les primaires, ni les suppliants (la mort n'aurait-elle pas les réponses ?), ni les potentiaires et pas même les puissances n'ont La Réponse. Il n'y a aucun sens à la vie, dans le monde, dans le multivers, à tout cela. Chercher le sens intérieur est-il le seul salut, le seul espoir ? Et même, y a-t-il encore de l'espoir ? Ou est-ce simplement la douleur et le désespoir, la profonde et sombre mélancolie sans fin ? Le monde est implacable. Et en cela, c'est la seule raison pour laquelle la miséricorde est la plus nécessaire, et pourquoi nous soulageons les affamés et les sans abris, les orphelins et les fous. C'est une énigme, sans fondement et irréfléchie. La seule vérité est au fond de moi, mis en avant à certains moments comme ceux-ci, et c'est mon salut, mon espoir, mon ancre de cette facette de la vie. Les Mornés vivent moins longtemps que les membres des autres factions, et nous changeons de factol fréquemment. J'ai été factol pendant un peu plus de trois ans. Et c'est considéré comme très long par mon peuple. En fait, si je ne me trompe pas, seule une autre affranchie a régné aussi longtemps que moi - et vous avez sans doute entendu l'histoire de ce qu'il lui est arrivé. Ce n'est pas de la démence, cette mélancolie aigre-douce qui nous laisse voir en nos cœurs et esprits intérieurs. C'est une délivrance. Car sans cette capacité, nous ne pouvons affronter le monde. C'est ça le soltif de devenir un Fou. Ne cherchez pas de raisons derrière chaque chose ; acceptez ce qui se produit sans vous interroger, et regardez à l'intérieur. J'ai vu au fond de moi tout ce que j'ai besoin pour comprendre le monde, mon monde, et c'est une démence de ma propre conception. - Factol Lhar Démence et significationLa Morne Cabale est une vieille faction ; il semble qu'il y ait toujours eu nécessité pour certains de rejeter les principes des autres. Les Cabalistes ne croient en rien, s'épargnant de toute signification erronée qu'ils peuvent évincer hors d'eux. Ils regardent avec mépris tous ceux qui ont une conviction dans quelque chose d'extérieur. En effet, la notion même que quelqu'un (comme l'Harmonium) croit qu'il y a de l'ordre dans le multivers n'est pas juste démente pour les Mornés - c'est une hérésie. De même, de nombreuses factions ont autant de difficultés à comprendre le manque de croyance de la Cabale, bien que la Garde Fatale, les Hommes-Poussière, la Ligue Révolutionnaire et les Xaositectes considèrent les Mornés avec sympathie. (Le Signe de l'Un est haï par la Cabale depuis qu'ils ont pris part à la réputation de la mystérieuse mort de Nobey, un précédent factol des Mornés ; beaucoup croient qu'on a "penser" la mort de Nobey. - Ed.) Depuis la création de la faction, il y a de cela plus de neuf siècles, l'acceptation des Mornés a cru ou diminué suivant les philosophies qui avaient le plus d'impact dans Sigil à ces moments-là. Durant les périodes de recrutement intensifs des autres factions, lorsqu'un factol tentait de relancer ses membres à quelque régime ou autre, les effectifs de la Morne Cabale seraient tombés au stade de quasi inexistence. (Jamais dans l'histoire de la Cabale cette faction n'a essayé activement de recruter des membres, se répandant à la place par le bouche à oreille uniquement. - Ed.) Mais dans le temps, les effectifs des autres factions s'accroissaient et grandissaient disgracieusement. Lorsque des attitudes éventuellement décalées et autres philosophies vinrent de l'avant, les gens voulaient tous sauter dans le dernier wagon. A la fin de tous ces cycles interminables de haut et de bas, de nombreux membres souhaitaient renoncer à leurs vœux, cherchant la liberté dans l'approche nihiliste offerte par la Cabale - que le multivers n'a pas de sens. Ainsi, la Morne Cabale devint régulièrement la plus puissante faction de la Cage ; après quelques centaines d'années, son point de vue prévalait dans la plus grande partie de la ville. Cela ne me dérange pas d'être fou :
Occupez vous de vos réflexions, si je suis fou. - un Morné lors d'une discussion philosophique échauffée ![]() Bien que les Mornés avaient (et ont encore) certains désirs de modeler les autres suivant leur façon de penser, leur nature même les a vaincu. Il n'y a qu'à voir ce qu'il se passait lorsque leurs effectifs augmentaient, de même que la pression et les tensions à traiter avec la perte de croyance. L'afflux de nouveaux membres fut particulièrement stressante, car nombreux d'entre eux n'avaient pas encore trouvé la paix et l'acceptation notable des anciens Mornés. Et lorsque les rangs de la Cabale devinrent sursaturés, les tensions furent de trop pour ces anciens membres de la faction. Beaucoup devinrent vraiment aliénés, fuyant Sigil ou se retirant dans les profondeurs de la Loge. (La Loge est un asile de fous qui sert de quartier général à la faction de la Morne cabale. - Ed) Le plus souvent, ces démences s'attardaient jusqu'à une mort charitable. La Sombre Retraite, telle que les Mornés aiment appeler leur étrange maladie, frappe chaque fois que les effectifs de la faction enflent trop rapidement. Le factol et les autres grossiums de la Cabale furent fréquemment les premières victimes, laissant derrière eux de simples membres inexpérimentés pour reprendre les rennes. Aujourd'hui, même après que la Cabale se soit concentrée sur l'achèvement de la paix intérieure, ils ont obtenu le plus haut taux de renouvellement de leur factol, toutes factions confondues. (Plusieurs ex-factols sont réputés être encore en vie et aptes - si de tels termes peuvent réellement s'appliquer pour des fous - dans les plus sombres cellules de la Loge.) Bien que les Mornés actuels contractent la Sombre Retraite encore de nos jours (principalement à cause des pressions et des tensions de la grouillante Cité des Portes), la faction a appris une chose ou deux au sujet de la santé mentale à travers les siècles. Le taux de réussite de guérison d'un patient est désormais très élevé. La faction essaye aussi de maintenir les effectifs de Mornés stables, possédant actuellement un registre de membres de quelques 10000 personnes dans Sigil, bien qu'une population plus grande habite dans le Pandémonium (le Plan d'influence principal des Fous). Lhar est devenu factol depuis maintenant trois ans approximativement, et il est déterminé à conserver les politiques établies par ses prédécesseurs - surtout parce qu'elles semblent fonctionner. Cela fait plus de trente ans qu'il y a eu une Sombre Retraite massive, et les membres de la Cabale, cherchant volontairement à s'isoler dans l'Aile des Mornés Fous de la Loge, ont chuté de façon spectaculaire. Une partie de cette bonne fortune a prémuni la Morne Cabale de causer un plus grand impact sur Sigil. Bizarrement, de toutes les factions de la Cage, les Mornés sont sans doute les plus charitables. Pourquoi désirent-ils aider les autres ? Certains sans doute pour trouver un soulagement en s'occupant de bougres pires qu'eux-mêmes ; quelques Mornés souffrent également du complexe du Messie et souhaitent sauver le monde de la folie et de la mort. Mais la plupart considèrent cela comme agir simplement pour le bien, ils se rapprocheront pour trouver le vrai sens qui est en eux. Et d'ailleurs, répandre la présence et l'influence de la faction dans Sigil ne sera jamais une mauvaise chose. Il y a un peu plus d'un siècle, ils ont ouvert une maison de charité dans le QG de la faction, aidant à soigner les pauvres et les paumés. Et cela perdure encore aujourd'hui, avec des petites soupes populaires éparpillées dans toute la cité. Ces lieux de refuge sont ouverts aux personnes en quête d'un repas chaud, sans se soucier de la race ou des principes. Et s'il s'avère que le Bougre est un Morné, lui et ses matois peuvent prendre une couverture dans l'arrière salle pour la nuit. La Fraternité de l'Ordre, l'Harmonium et les Rectifieurs voient cette préoccupation du bien-être des pauvres de la cité comme bien plus que de la simple compassion. Ces factions légitimes ont eu affaire avec la Morne Cabale par le passé, et sont suspicieuses au sujet des motivations des Mornés. La plupart des personnes qui travaillent aux soupes populaires se contentent simplement de distribuer les plats, mais un des Mornés est particulièrement bien connu pour avoir toujours une plaisanterie ou un mot agréable à transmettre - c'est probablement pourquoi les autres membres de la faction pensent qu'il a été au-delà de la bordure. En fait, son vrai nom - s'il en a jamais eu un - est depuis longtemps oublié, et les gens le surnomment Tête-Embrumée, ou l'Embrumé tout court. Tête-Embrumée Homme tieffelin planaire
Chef cuistot (et le seul) à la soupe populaire du Saladier Froid, l'Embrumé est un Morné dont les perspectives de la vie ne sont guère assombries - en fait il est même plutôt de bonne humeur. La forme de folie de l'Embrumé a pris un étrange tournant plusieurs années auparavant, après un long séjour dans l'Aile des Mornés Fous de la Loge, il a été victime de vertige, et subit depuis un état maniaque. Le Saladier Froid - à seulement une douzaine de bâtiments de la Loge - se situe dans la partie la plus sinistre et décourageante de la Ruche. L'Embrumé est heureux de travailler, et le tieffelin bavarde sans fin avec les pauvres bougres qui font la queue pour le repas. De temps à autre il aide aussi au Garde-manger d'Allesha, une autre soupe populaire de la Ruche. L'Embrumé retourne à la Loge une fois par semaine pour des entrevues avec ceux qui prennent soin des Mornés azimutés, apportant avec lui des histoires ou des choses qu'il a vu et entendu dans la ruche. (Dont la plupart sont atteintes de folie. - Ed.) L'Embrumé est considéré comme guère mieux qu'un simplet par de nombreux Mornés de la Loge, mais en dehors du quartier général de la faction, il est hautement respecté par les sans-abri et les affamés de la Ruche. Le Factol LharMâle demi-orque planaire
Equipement : Armure à bande, épée bâtarde, épée courte. Lhar méprise les objets magiques, de peur qu'ils absorbent l'utilisateur. Il porte une épée bâtarde conçue pour son physique et son style de combat (bonus de +2 à l'attaque et aux dégâts). Lhar est né dans la Ruche, la pire partie de Sigil, d'un père humain aveugle et d'une mère orque. Ses parents sont venus dans la Cage pour chercher seulement l'acceptation ; l'apparence grotesque de sa mère fit d'eux des exilés de leur monde Matériel Primaire. Ils trouvèrent cette acceptation, mais cela n'apportait pas pour autant la nourriture sur la table. Pour empirer les choses, peu après le douzième anniversaire de Lhar, sa mère tomba enceinte à nouveau. Le couple ne pouvait pas s'occuper d'un nouveau né et d'un adolescent à la croissance rapide, aussi confièrent-ils Lhar à l'orphelinat de la Loge, l'établissement où la famille avait reçu nourriture et abri par le passé. Laissé à l'entrée du bâtiment, Lhar n'a jamais revu ses parents depuis. (Le factol Lhar recherche ses parents - en vain - depuis ce jour. - Ed.) Même aujourd'hui, la Loge est tout ce que Lhar a connu. Il est intimement familier avec chaque centimètre carré de la structure, ayant passé de nombreuses heures en tant qu'enfant errant dans les hall gris-ardoises. Atterré par la misère croissante de la Ruche aux alentours de la Loge, Lhar réalisa le besoin grandissant d'agrandir les aménagements et de nombreux membres de la faction désireux d'aider rejoignirent le quartier général. En tant que tel, il a projeté de construire une aile supplémentaire contiguë à l'arrière de la Loge afin d'accueillir plus d'orphelins et de nécessiteux. Par la suite, Il projette la manœuvre potentiellement risquée d'accroître les adhésions à la faction. L'histoire a montré les fortes possibilités de déclenchement d'une autre Sombre Retraite au sein de la Cabale, mais Lhar espère échelonner l'afflux et d'une certaine manière éviter l'accroissement des traumatismes du passé. Seuls les sains d'esprit peuvent préparer leur aliénation mentale.
- factol Lhar se préparant à la Sombre Retraite ![]() Lhar a mis en place les soupes populaires dans les autres quartiers (qui sont tous considérablement plus riches que la Ruche) dans l'espoir d'obtenir des subventions pour l'aile proposée qui coûtera bien plus que ce qu'il y a dans les coffres des Mornés. De même, il a créé son réseau de Fous pour comprendre un peu plus la nature politique de Sigil ; trop souvent dans le passé, les Mornés ont fermé les yeux sur les évènements influençant les autres factions. Lhar souhaite être préparé à tout évènement, et il désire comprendre les forces qui s'agitent à travers la Cage. Il se bat pour maintenir ses facultés suffisamment longtemps pour amasser le jonc nécessaire à la construction de l'aile. Une fois qu'elle sera finie, Lhar projette de se laisser aller à la Sombre Retraite. Cependant, à la différence de ses prédécesseurs, Lhar a l'intention de revenir à sa position de factol - chose qui n'a encore jamais été accomplie dans l'histoire des Fous. A cette fin, il a nommé quatre affranchis de sa faction, dans l'espoir qu'ils contribueront à l'apercevoir dans sa démence future. (Les quatre grossiums - Ezra, Tessali, Tyvold et Sruce - sont détaillés plus loin. - Ed.) La Loge
Tout au bord de la Ruche se dresse le lieu le plus désespéré et le plus misérable de tout le quartier : la Loge, quartier général de la Morne Cabale. Elle marque la frontière entre la santé mentale et la folie - qui pourrait s'en occuper mieux que la faction qui a abandonné tout espoir ? Située sur une légère colline à la bordure du Quartier de la Ruche de Sigil, la Loge massive se trouve à la fin d'une route courbée et élevée appelée la Promenade de Chambard. Autrefois connu comme la Corruption de Chambard, la fonction originelle du bâtiment était de recueillir les contagieux. Cinq cent ans auparavant, les Mornés prirent en charge l'asile, le renommant la Loge (les biges de la Ruche affirment que c'est parce que le bâtiment se situe à la bordure des dédales de la Dame des Douleurs). Depuis leur venue, le territoire entourant l'édifice s'est encore détérioré, en dépit des influences positives que possède la faction dans le quartier. On dit parfois qu'elle est mitoyenne avec les Dédales - mais la véritable chanson, c'est que les Dédales peuvent apparaître n'importe où. De toute façon, pour la plupart des âmes honnêtes, la Ruche est déjà bien assez près des Dédales comme ça. La Loge est une tour en forme d'arche dans les ailes de laquelle les Mornés veillent sur les fous et les perdus. Ils s'acquittent de leur tâche le mieux possible, mais leurs traitements sont assez peu orthodoxes : "Abandonnez l'illusion que tout a une signification", conseillent-ils à leurs patients. "Acceptez ce qui n'a pas de sens et vous trouverez la paix" Certains disent aussi que les Mornés se livrent à des activités plus sinistres dans les parties de leur quartier général où ils n'autorisent personne à pénétrer. Bien entendu, on dit cela à propos de toutes les factions - "on" étant généralement les ennemis de la faction décriée. Pourtant, l'écho renvoie dans tout le quartier des gémissements fantomatiques et des cris surnaturels dont on ne sait s'ils viennent de l'hôpital de la Loge ou d'un autre endroit au plus profond de celle-ci. Alors que les rues du Quartier de La Dame ne sont qu'ordre et calme, celles qui entourent le quartier général des Mornés sont en proie au chaos. La partie centrale de la Loge est une grande tour semi-circulaire, sans toits, avec de nombreuses ailes tentaculaires qui lui sont attachées. Les Mornés reconnaissent avoir adapté le symbole de leur faction à partir d'une représentation incrustée dans le sol carrelé de la tour. (Ce que représente le motif du carrelage a été oublié depuis des millénaires ; la Loge est une ancienne structure, même pour des normes planaires. Les Fous tirent une certaine sérénité ironique à utiliser un symbole dénué de sens dans un monde où le rien signifie n'importe quoi. - Ed.) L'entrée du bâtiment ressemble à rien de plus qu'à une herse géante, mais les barres d'acier font 1,5 mètres de diamètre. Les érudits ont longuement spéculé sur ce que les premiers habitants pouvaient vouloir tenir à l'écart aussi désespérément. La taille de la porte la rend impossible à bouger. Cependant, les ouvertures entre les barres sont éloignées de 4,5 mètres, suffisamment grandes pour accepter la foule de pauvres et de paumés à l'intérieur. Durant le dernier siècle environ, la Loge a été ouverte aux nécessiteux. En dehors du quartier général, les bougres sans un sou jalonnent la rue, attendant leur tour pour rentrer. Ils sont là pour un repas chaud et un lit pour quelques jours avant de retourner dans leurs taudis, et on les rencontre habituellement dans l'aile de la Maison de charité de l'asile. Mais la Loge possède aussi un orphelinat et plusieurs ailes différentes pour ceux dont l'esprit a disjoncté. À l'extérieur de la Loge, des parents tristes font la queue pour remettre leurs enfants aux Mornés, prêts à les laisser aux bons soins de l'orphelinat, des enfants tristes viennent faire la même chose avec leurs parents âgés et enfumés qu'ils tentent de placer dans l'une des ailes de soins mentaux, et des tas de pauvres bougres souhaitant être délivrés de leurs étranges visions viennent demander toute l'aide qu'on pourra leur apporter. La triste réalité est que de nombreuses personnes qui attendent patiemment de franchir les portes sont mentalement malades. Certains demandent des soins d'eux-mêmes ; d'autres sont amenés par des preneurs en charge en dernier recours. La Cabale essaye d'accommoder tout le monde, mais elle peut seulement laisser entrer 50 bougres chaque jour, et ce quelque soit l'aile où ils sont redirigés. Le restant doit attendre dehors, la queue de ceux qui cherchent leur admission serpente le long de la Promenade de Chambard et s'enfonce dans la Ruche. Quelques individus attendent des semaines avant d'entrer finalement à l'intérieur de la tour. Même si un type désire simplement poser quelques questions à un Morné, attendre dans la queue est la seule façon pour de nombreux bougres d'entrer dans la Loge. Un bige impatient peut échanger sa place dans la queue avec quelqu'un qui a attendu plus longtemps - pour un juste prix. Les membres de la faction et les grossiums entrent sans avoir à attendre. Un matois avisé pourra constater que le déluge constant d'âmes désespérées en dehors de la Loge attire les chevaliers de la gueuserie plus vite que le lierre-rasoir n'attire les dabus. De nombreux biges ayant besoin de muscles pour des emplois douteux ici et là, n'ont qu'à faire briller une pièce de jonc, et une douzaine de bougres affamés provenant de la queue se bousculeront pour s'inscrire. Et il y a des tas de peleurs cherchant à escroquer une personne ignorante de sa dernière pièce de cuivre. On y trouve aussi des voleurs originaires du coeur de la Ruche qui vendent les fruits de leurs rapines, et des gargotes dans lesquelles les informations circulent pour le prix d'un coup de bibe. Les aigrefins proposent des cartes "véritables et authentiques" de tous les portails de Sigil. La plupart des criminels qui guettent leurs proies dans la foule viennent du Marché Nocturne de la Loge, un bazar clandestin à quelques bâtiments plus loin dans la Ruche, où pour un prix correct on peut acheter des secrets, des biens volés, ou même des esclaves. Rappelez-vous qu'un matois obtient toujours ce pourquoi il paye... Bien sur, cela ne veut pas dire que la criminalité soit tout ce qu'une personne pourra trouver aux abords de la Loge. Les artistes Mornés peignent les longues queues de bougres, partageant audacieusement avec la foule les fruits aigres de leurs introspections. L'atmosphère à l'extérieur de l'asile est souvent celle d'un cortège funèbre, avec ses derniers poèmes angoissés, ses chants funèbres élégants, et ses cascades mélancoliques, tous attirant l'œil des spectateurs. Si une personne montre un quelconque intérêt, un des Mornistes (comme ils sont nommés) sera très susceptible de l'emmener dans une taverne ou un café à quelques pas d'ici, là où il pourra solliciter un parrainage ou discuter simplement des grands poètes Cabalistes de ces cents dernières années. En effet, un bar nommé la Tête Lasse se veut être une place de rassemblement bien connue pour les Mornistes de chaque courant artistique.
La tour et les ailesLa tour centrale de la Loge abrite les bureaux de la faction, ainsi que les logements des divers fonctionnaires haut placés ; le factol Lhar réside au cinquième étage. Les gens qui ont fait la queue sont introduits au sein de la zone ouverte derrière la herse imposante, afin d'être traités. Une demi-douzaine de Mornés sont en poste ici chaque jour, répondant aux questions et guidant ceux qui ont besoin d'aide vers l'aile appropriée (seuls les collègues Mornés sont admis dans les quartiers de la faction). Les bougres admis dans l'asile sont séparés de ceux qui les ont amenés ici, et sont dirigés vers un autre Morné tout proche, qui escorte le nouvel occupant à l'aile concernée. Seules les salles de traitements situées au premier étage de la tour sont ouvertes à la vue du public ; les étages supérieurs de la tour sont réservés aux Mornés seulement. Je n'ai aucune saveur sauf le blanc coléreux enroulé dans un noir âcre. Ca déverse chaque pensée, chaque force, et déchire tout retour malheureux.
- un Morniste travaillant dans la queue à l'extérieur de la Loge ![]() Lhar a promu quatre Mornés - Ezra, Tessali, Tyvold et Sruce - au statut haut placé de factor ; les quatre sont la seconde moitié de Lhar lui-même. Ils opèrent en tant qu'administrateurs de la Loge, chacun supervisant une des quatre ailes. L'érudit Ezra (planaire, bariaure, Morne cabale, Neutre Bon) dirige l'aile de la Maison de charité. Il régule le nombre de personnes qui peuvent entrer chaque jour, combien de temps ils sont autorisés à rester, et quel boulot (au cas où) ils peuvent faire en échange de la charité. Les conditions dans l'aile d'Ezra sont souvent vétustes, sales, et misérables. Il est tristement à court d'effectif, ayant seulement une poignée de bénévoles à la Loge - de nombreux Mornés de sa juridiction sont au dehors, dans Sigil, à distribuer la soupe. Dans les cas de grands besoins, Ezra peut entasser environ 3000 bougres sans abris dans son aile, bien que ça ne laisse pratiquement aucune place pour dormir ou se déplacer dans les petits quartiers (6m x 6m). Tessali (planaire, elfe gris, guerrier 5, magicien 7, voleur 6, Morne Cabale, Chaotique Bon) et Tyvold (planaire, elfe gris, guerrier 5, magicien 7, prêtre 6, Morne cabale, Chaotique Bon) sont deux cousins elfes d'Arborée. Leur contribution la plus importante jusqu'à présent pour le traitement philosophale des Mornés a été un dédale de jardins barricadés derrière la Loge. La verdure est un peu rare dans Sigil, mais la Loge a une équipe à plein temps de 40 membres qui entretiennent le sol et luttent contre le lierre-rasoir. Tessali accompli le formidable travail d'essayer de contrôler les biges agressifs dans l'aile des criminels et des fous irrémédiables. Les azimutés confinés dans ces cellules spartiates (1,5m x 4,5m) sont vraiment les pires de Sigil, et ce sont surtout leurs hurlements que les passants entendent au long de la journée. L'aile de deux étages peut contenir 188 patients dans des chambres individuelles. Malheureusement, elles sont actuellement pleines à craquer et plus encore, avec de nombreuses chambres qui détiennent deux biges chacun. Parce que ces résidents sont les seuls à vouloir le plus s'échapper de la Loge, ils sont autorisés à faire des exercices dans les cours murées au bout des ailes principales, et ce seulement sous haute surveillance. Tyvold a sans doute la zone la plus simple à diriger : l'aile de l'orphelinat et de l'asile d'aliénés. Il possède une équipe de 45 Mornés, mais Tyvold n'est jamais à cours de nouveaux assistants. De nombreux matois qui rejoignent la Cabale ont un profond intérêt dans la santé mentale et pour soigner les autres, bien que quelques uns ont le courage de s'exercer dans l'aile de Tessali, l'apprentissage conféré par Sruce quant à lui se fait simplement par invitation. En outre, chacun des trois étages dans l'aile de Tyvold est, en grande partie, un grand espace ouvert, qui rend plus simple le nettoyage et l'observation. L'étage du haut est affecté aux orphelins de Sigil, des enfants de 14 ans et moins. Les deux étages du bas sont destinés aux personnes malades mentales qui sont en attente de guérison, pour un temps de traitement assez court. La magicienne Sruce (primaire, humaine, magicien 14, Morne Cabale, Chaotique Neutre) a en charge l'aile de cinq étages des Mornés Fous, la zone qui héberge les membres de faction dans les affres de la Sombre Retraite. Elle est originaire de Krynn (DragonLance), aussi ne s'est-elle pas aventurée dans les plans avant l'âge de ses 15 ans. Désormais âgée de 70 ans, seuls ses yeux obsédants trahissent ce qu'elle a vu et enduré au cours des deux dernières décennies. La contrainte de soigner les Mornés fous et de les faire retourner à leurs fonctions est énorme, mais Sruce fait ce qu'elle peut. L'aile contient 280 cellules condamnées, chacune de 3m sur 3, bien qu'actuellement seuls trois étages détiennent les Cabalistes lutant à recouvrer leurs esprits. Sruce laisse les chambres supplémentaires pour les voyageurs. Les Mornés peuvent rester gratuitement, mais les autres doivent payer 10po par jour - et faire le vœu solennel de ne jamais raconter les bruits étranges entendus durant la nuit. Les cellules ne sont en aucun cas des logements luxueux, ils sont avant tout conçus pour les Mornés qui sont considérés vraiment atteints. En fait, chaque cellule contient juste une paillasse de paille pour dormir. L'extérieur des fenêtres est tapissé de barreaux, l'intérieur avec des volets noirs délabrés qui demeurent sans cesse fermés. (Parmi les enfants de la Ruche, c'est une marque de courage que d'escalader à une de ces fenêtres et d'essayer de jeter un coup d'œil furtif entre les fissures des volets. - Ed.) Lorsqu'un Morné s'interne lui-même dans l'aile (ou qu'il y est placé par des amis), une des équipes de Sruce l'escorte à la cellule inoccupée la plus proche et ferme la porte de métal, la verrouillant avec une lourde barre d'acier. Un volet métallique permet de voir à travers la porte, coupant toute lumière et toute vie. Le temps que le Morné décide de rester ici - renonçant à toute nourriture et boisson, dans un état de désespoir transcendantal - ne dépend que de lui. Certains sont morts dans leur cellule, ne trouvant jamais la force de saisir la vraie valeur de la faction. Cependant, de nombreux hurlaient leur réhabilitation à la philosophie des Mornés, même s'ils s'écroulaient de faim ou de déshydratation. Un membre d'équipe retrouve tôt ou tard le bougre déchu. S'il n'est pas mort, sa porte est laissée ouverte par l'employé, ainsi le Morné peut librement partir de lui-même. Mais si le Morné semble mal en point, il est emmené à un étage supérieur et soigné jusqu'à ce qu'il soit suffisamment bien pour partir. (La faction interdit à ses membres de discuter de l'aile des Mornés Fous avec quiconque autre que les collègues Fous. Ed.) En fait, peu importe l'aile où ils sont placés, la plupart des gens quitte la Loge entièrement soignés. Mais ils doivent tous rester discrets sur leur traitement, allant simplement répéter que les Mornés ont été "gentils" avec eux. Le Marché Nocturne de la LogeSitué seulement à quelques blocs de bâtiments de l'entrée de la Ruche, ce marché fait basculer la plupart des visiteurs de l'extérieur du quartier dans un autre monde. Ici, les voleurs vendent leur butin aux receleurs, qui le revendent à d'autres receleurs, qui revendent le tout à des spéculateurs qui l'expédient hors de Sigil. Si un bougre s'est fait voler quelque chose la nuit précédente, il a une chance de pouvoir le racheter - à condition de ne pas poser trop de questions. Mais les biens volés ne sont pas la seule chose en vente ici, puisqu'un matois peut également acheter certains soltifs que les autres lui dissimulent la plupart du temps. Pour cela, il n'a qu'à réussir à trouver un vendeur et être capable de le payer. Mais souvenez-vous que le prix exigé peut être bien plus que du jonc... Au sein des rangsJouer un personnage membre de la Morne Cabale est susceptible de poser un challenge à de nombreux joueurs - et il est également probable que la faction soit trop glauque pour en intéresser beaucoup. Après tout il est difficile de jouer quelqu'un dont le regard sur la vie est déprimant et fataliste par choix. Mais l'opportunité de jouer un personnage à la frontière de la démence peut être un défi - et excitant aussi, car la faction lui accordera de bien nombreuses possibilités. Par exemple, un Morné peut apprendre aux côtés d'Ezra pour aider les sans-abri, avec Tyvold pour aider les orphelins, avec Tessali pour étudier les dangereux azimutés, ou avec Sruce pour surveiller les Mornés dans les profondeurs de la Sombre Retraite. Interpréter les MornésLa question qui se pose souvent, c'est pourquoi un Morné s'efforce à se joindre à un groupe d'aventuriers ou d'entreprendre toute sorte de quête en premier lieu. N'est-il pas plus simple de rester à Sigil et d'accomplir des œuvres charitables pour soulager la douleur et le calvaire des autres, ainsi qu'à soi-même ? N'est-il pas plus convenable de se reposer au lit toute la journée et de refuser de montrer de l'intérêt en toute chose que le monde a à offrir ? Peut-être, mais un vrai Fou accepte sa mission d'embrasser la souffrance de la vie, à lutter contre les démons de l'aliénation, et d'apparaître le plus fort d'entre tous. Pour les mêmes raisons que la Cabale endure les vents torturants du Pandémonium, un Morné s'expose à l'aventure - toute cette folie amène ainsi le matois sur le chemin de la conscience de soi. Après tout, la base de la croyance de la faction prétend qu'une personne arrive à trouver du sens à l'intérieur de lui-même, mais un tel sens ne peut venir sans avoir expérimenté avant tout la folie intrinsèque du reste du multivers. Explorer les ruines d'un château ou escorter un prince infantile à travers le désert ne signifie pas plus pour un Morné que ce qu'il peut en retirer - et comment l'expérience peut l'aider à voir à l'intérieur et trouver la vérité. Un Morné ne s'attarde pas sur les trésors comme le font les autres aventuriers, mais cela ne veut pas dire qu'il ne prend pas sa juste part. Il la gardera sur lui, prêt à la dépenser de quelque manière qui lui semble le mieux - peut-être pour soutenir un orphelinat en déclin ou pour aider les recherches médicales d'un sage sur les maladies mentales. Mais s'il ne peut pas trouver d'utilisation convenable pour son tas de jonc, le Morné peut simplement le laisser là où il se trouve - une des autres raisons pour laquelle les autres factions les appellent les Fous. Bien sur, tout cela nécessite qu'un Morné ait fait son jet de sauvegarde contre la futilité de l'existence. Comme indiqué dans la description de la faction, un Morné doit lancer 1d20 au début de chaque journée de jeu. Un résultat de 20 signifie que le bougre est plongé dans une forme de mélancolie, vaincu par le non sens de la vie. Il n'entreprend aucune action à moins que ses camarades puissent lui fournir un argument philosophique convaincant et les raisons pour lesquelles il devrait s'inquiéter. En démontrant que son action permettra de soulager sa dépression, ou aussi bien en faisant appel aux tendances charitables du bougre. Toutefois, la simple vue d'un ami menacé par un monstre n'est pas suffisante pour stimuler un Morné qui a échoué son jet de dé quotidien. Cependant, un Fou qui est interprété à merveille est susceptible de se forger lui-même contre les arguments que ses matois lui proposent à maintes reprises, les contraignant à trouver de nouvelles et meilleures raisons de participer à l'action. Par ailleurs, le jet de dé quotidien du Morné peut le plonger dans le trouble d'autres manières également. Un résultat de 1 indique un état maniaco-euphorique. Le personnage est parcouru de poussées fantasques et d'associations libres, étant presque capable de croire qu'il est une sorte de messie. Heureusement, cela ne dure qu'une journée. Afin d'interpréter correctement cet état d'esprit, un joueur peut parler très rapidement, passer du coq à l'âne sans logique apparente, et répondre à tout ce qu'il entend par des associations de mots. Alignement : les Mornés peuvent être de n'importe quel alignement sauf Loyal. Les personnages d'alignement Loyal ne peuvent pas avaler les prémisses de la Cabale selon lesquelles le multivers n'a pas de sens, car en dépit de sens il n'y a pas d'ordre. Cependant, davantage de distinctions d'alignement trouble rarement les Mornés. Le "Bien" et le "Mal" n'ont pas nécessairement la même définitions pour les Fous ; à la place, ils préfèrent les termes "sobriété" et "démence". La mince frontière qui sépare ces extrêmes, et ce pour n'importe quel Morné, est souvent faible, troublés à essayer de vivre et tenir en échec les démons intérieurs d'une personne. Un membre de la Cabale peut être sain un jour, et deux semaines plus tard en proie à une dépression proche de la vraie démence. Tout n'est qu'une question de point de vue. De la même façon, les Mornés d'alignements opposés peuvent travailler ensemble en dépit de leurs points de vue divergents. Si le factol assigne deux Mornés pour s'occuper de la soupe populaire proche de la Grande Fonderie, ils le feront. Le collègue Chaotique Mauvais servira le bouillon avec autant d'enthousiasme et de détermination que son partenaire Chaotique Bon, bien que son cœur ne puisse pas être autant réjoui par l'acte. Les deux Mornés ont des urgences plus importantes à faire face - leurs propres luttes internes pour la santé mentale. A un moment ou un autre, tous les Fous partagent la douleur inhérente à leur faction, et même l'alignement ne peut séparer deux Mornés qui connaissent les terreurs que l'autre a enduré. Classes. Les personnages intelligents - notamment les magiciens, les prêtres, les bardes et les autres classes avec des propensions scolaires - sont particulièrement attirés par la Morne Cabale, de part sa préférence du mental sur le physique. Les voleurs et les guerriers peuvent aussi rejoindre la faction, mais ces classes le font généralement plus tard au cours de leur vie. Peut-être qu'un guerrier voit trop de massacres, ou qu'un voleur de grand chemin passe trop d'années de sa vie au jour le jour - quelque soit le cas, le fardeau de la vie fait sentir ses effets et leur envoie une part de vérité. Leur passé égaré les conduit même à de plus grands actes de sacrifice et de compassion. En terme de jeu, cela signifie que tous les guerriers et voleurs Mornés de niveau 10 ou plus doivent remettre jusqu'à 50% de leurs trésors acquis à une œuvre locale de charité (le plus souvent à des soupes populaires dirigées par la Cabale, mais pas toujours). En essayant d'apaiser leur conscience de cette manière, ces personnages reçoivent une certaine délivrance du désespoir. Il est intéressant de noter que ces personnages gagnent un point de Charisme supplémentaire tous les deux niveaux qu'ils acquièrent (indifféremment de leurs limitations raciales), jusqu'à un maximum de 25. Une aura de bienveillance entoure ces personnages, même si leurs apparences physiques sont déplaisantes ; ils sont vus très favorablement et sont souvent considérés comme d'authentiques héros par les gens de Sigil. Lorsque le score de Charisme d'un Morné atteint 25, il reçoit automatiquement les meilleurs résultats possibles dans toute assemblée, envers ceux qui ont des points de vues opposés - une patrouille de l'Harmonium ne garrottera même pas le Fou pour avoir traversé la chaussée sans autorisation. Appartenance aux MornésPremièrement, il semblerait que joindre la Morne Cabale soit aussi simple que traverser un portail. Le péquin a juste à se décider de vouloir être membre, et faire connaître sa décision à un Morné, que ce soit à la Loge, dans une soupe populaire, ou sur le plan hurlant du Pandémonium. Puis viens la période d'initiation, qui a tendance à faire fuir la plupart des biges. La réponse que fera le Morné au candidat ne sera rien de plus qu'un grognement ou un haussement d'épaules. Il n'expliquera pas quoi faire, ni où aller, ou quoique ce soit de la sorte - le bougre doit le savoir lui-même. Oh, il peut bien bassiner le Morné auquel il s'est entiché, et continuer de se démener pour être accepté, mais le Fou tentera d'ignorer le bougre et pourrait même essayer de le dissuader de se joindre à eux. La plupart des biges changent d'avis face à de tels désintéressement répétés ou d'objections aussi franches. Mais ceux dont le cœur est vraiment morne, ceux dont la volonté est telle qu'ils persévèrent, seront éventuellement acceptés dans la faction comme militants. Cette période d'initiation dure en général de six mois à un an. Le bougre qui passe par cette initiation doit abandonner son nom de famille ; tous les membres de la Cabale sont connus simplement par leur prénom. Ca montre leur bonne volonté d'abandonner le "sens" de leur vie passée. Capacités de la faction. Ceux qui persévèrent dans la faction se voient conférés un certain nombre de pouvoirs liés à leurs croyances. Tout d’abord, tel qu’indiqué dans la description de la faction, les Mornés sont immunisés à tous les sorts qui induisent la folie tels que chaos, confusion, tromperie, débilité, danse irrésistible d’Otto, et irrésistible rire de Tasha. Ils ont aussi un jet de sauvegarde contre les sorts contre tous les sorts d’ESP dirigés sur eux. De plus, les Mornés sont naturellement immunisés à certaines capacités psioniques, comprenant cinglement de l’ego, écrasement psychique et chirurgie psychique. Et dès qu’un membre de faction atteint le 7ème niveau, il obtient une capacité qui est une extension naturelle de sa propre immunité : le pouvoir d’absorber chez les autres la folie induite de manière artificielle. Ce pouvoir fonctionne sur les bougres devenus fous à cause de sorts ou d’objets magiques, mais pas sur ceux qui sont devenus aliénés naturellement. Pour utiliser le pouvoir, le Morné doit d’abord méditer pendant une heure, purifiant son esprit de toute pensée. (C’est bien souvent impossible. Un Morné a 15% de chance d’échouer ; s’il échoue, il peut essayer qu’une seule autre fois de purifier son esprit sur la même personne. – Ed.) Le bige aliéné doit se tenir immobile, soit volontairement, ou soit autrement, et le Morné commence ensuite un massage ritualiste sur la tête de la victime. Le massage doit être maintenu jusqu’à ce que le corps de l’azimuté devienne engourdi, point à partir duquel la folie est absorbée par le Morné. Le processus est épuisant, et dure 1d12+4 heures pour le compléter. Si le rituel est interrompu, le Morné doit recommencer à nouveau ; autrement, le succès est garantit et le bénéficiaire recouvre immédiatement toute sa santé mentale. Cependant, le Morné sera atteint d’angoisse pendant deux jours, durant lesquels il mettra en ordre la démence qu’il a absorbé. Un lanceur de sorts Morné de niveau 5 ou plus qui sert correctement la faction apprend l’utilisation des sorts suivants, tous deux ayant été créés expressément par la Cabale :
Désespoir Portée : 30 mètres Désespoir permet au mage Morné de partager avec d’autres sa vision du monde. Lorsque ce sort est lancé, 2d4 créatures intelligentes (d’Intelligence égale à 3 ou plus) dans la zone d’effet doivent réussir un jet de sauvegarde contre les sorts ou sombrer dans une sévère dépression qui dure un round pour chaque niveau du lanceur de sort. Les victimes de désespoir sont incapables d’attaquer, de lancer des sorts, de se déplacer, ou même d’engager une activité basique comme manger ou boire. Les biges affligés par le sort désespoir ne se soucient même pas de se défendre ; les adversaires peuvent automatiquement les frapper, les désarmer, ou les attacher sans aucune résistance. Si le péquin est attaché ou blessé, il obtient un autre jet de sauvegarde pour se débarrasser des effets du sort. Fait intéressant, les primaires et les membres de la Ligue Révolutionnaire sont quelque peu résistants à ce sort, peut-être parce qu’ils ne sont empêtrés dans aucune philosophie particulière ; ils obtiennent un bonus de +2 sur leurs jets de sauvegarde. Hurlement du Pandémonium Portée : 0 Bien que le hurlement du Pandémonium tire son pouvoir du Plan du même nom, il peut être utilisé par un Morné n’importe où dans le multivers. Le hurlement permet au mage de canaliser les vents hurlants du Plan à travers son propre corps, lui donnant une voix plaintive engourdissante qui met hors de combat tous ceux alentours. Le hurlement doit être maintenu pendant au moins un round pour avoir un quelconque effet, mais il dure aussi longtemps que le magicien se concentre, avec un maximum d’un round par niveau (le magicien ne peut pas se déplacer ou faire quoique ce soit pendant qu’il maintient le Hurlement). Les effets persistent même après que le sort soit terminé, pendant aussi longtemps que le magicien l’a maintenu. Lorsqu’il lance le hurlement du Pandémonium, le magicien peut choisir d’affecter toutes les créatures dans un rayon de 10 mètres, ou il peut canaliser un cône de 20 mètres de long sur 7 de large. La composante matérielle est un galet du Pandémonium, qui doit être consumé par le lanceur de sort. Toutes les créatures situées dans la zone d’effet sont assourdies et désorientées ; toute communication est impossible, de n’importe quel type. Ils subissent aussi un malus de -2 à leurs jets de sauvegarde et aux jets d’attaques. Les projectiles non magiques sont déviés par la force du hurlement, et les bougres qui tentent de s’approcher physiquement du lanceur de sort doivent d’abord réussir un jet de sauvegarde contre les sorts. Par ailleurs, toutes les attaques basées sur le son sont submergées par le Hurlement. (Ce sort n’a pas d’effet sur les créatures et les suppliants natifs du Pandémonium. – Ed.) En plus des effets décrits ci-dessus, les créatures dont les Dés de Vie ou le niveau sont inférieurs à celui du lanceur de sort doivent réussir un jet de sauvegarde contre les sorts ou devenir confuses. Le MD devra lancer 1d10 pour les bougres qui échouent le test, et consulter la table ci-dessous pour déterminer la façon dont ils sont affectés. (Toute créature ayant 2 Dés de Vie ou moins qui échoue son jet de sauvegarde est simplement plongée dans un état catatonique qui dure 2d6 heures. – Ed.)
Bien entendu, les membres de la Cabale ont à endurer quelques revers de médaille avec leurs nouvelles capacités. Le problème le plus imminent est le jet de d20 contre la futilité. Le Morné qui échoue le jet trois jours de suite (ou cinq jours au cours d'un même mois) peut-être apte pour l'incarcération dans l'Aile des Mornés Fous de la Loge. Bien sûr, il n'appartient qu'à lui de décider si oui ou non il souhaite s'interner lui-même dans l'asile. Mais s'il choisit de reporter ce voyage ou d'y renoncer, il fera face à la possibilité d'être davantage aliéné - la prochaine fois que son jet de d20 sera soit de 1 ou 20, le Morné deviendra immédiatement fou et restera dans ces conditions jusqu'à ce qu'il se rende à la Loge pour être traité. De plus, le joueur doit effectuer le jet secrètement, de sorte à ce que les autres joueurs ne sachent pas automatiquement si le Morné est devenu fou. Lorsqu'il devient fou, le Morné peut s'égarer si on le laisse seul, il peut tenter de plonger son groupe dans le pétrin, il sera incapable de prendre des initiatives ou de lancer des sorts et ne fera aucune distinction entre amis et ennemis au cours d'un combat. Tout membre de la faction qui entre dans l'Aile des Mornés Fous pour un traitement est admis aussi longtemps qu'il en a besoin pour se rétablir, recevant les soins (en tant que tels) de Sruce et de ses employés. Une seule de ces trois choses peut alors se produire.
Dans ce dernier cas, les matois Mornés peuvent tenter de le secourir. Mais même s'ils le font dans la Loge dans sa cellule, le Fou est susceptible d'hurler en voyant ses anciens amis et il résistera à cette délivrance. Si le groupe réussit à sortir le Morné de la Loge et à prendre soin de lui avec attention, le bougre a 70% de chance de se rétablir complètement après 1d4 mois de repos (le pourcentage est augmenté de 2% pour chaque point d'Intelligence du Fou au-delà de 14). Cependant, s'il échoue le jet de guérison, il se retirera dans un état catatonique pour soit 1d6 mois (s'il est soigné constamment), soit 1d20 mois (s'il est soigné de façon hasardeuse). Les matois Mornés peuvent choisir de renvoyer leur ami catatonique à la Loge, pour un traitement. Même si un Morné continue à faire son jet journalier de d20 et ne devient jamais aliéné, il devra quand même faire face à un plus grand inconvénient d'appartenir à la faction. Tous les membres de la Morne Cabale souffrent d'une espérance de vie raccourcie, vu que les années passées à vivre avec la démence et la mélancolie causeront éventuellement des ravages. Pour les humains et les tieffelins, cette pénalité est relativement mineure : une perte de 10 ans sur l'espérance de vie du personnage concerné. Les halflings perdent 20 ans, tandis que les gnomes et les demi-elfes perdent 50 ans. Les elfes de sang pur sont les plus touchés, perdant de 100 à 200 ans de leur espérance de vie ; les elfes gris sont écourtés de 400 ans. (Curieusement, les Mornés nains et bariaures ne souffrent d'aucun effet néfaste). Bien entendu, de nombreux membres de la faction ne voient pas cela comme une malédiction, mais plutôt comme une bénédiction. Pensez à cela - qui désirerait vivre longtemps dans un multivers qui n'a aucun sens ? La ChansonLes personnes qui ont visité de nombreuses soupes populaires des Mornés rapportent que les autres factions - particulièrement les Rectifieurs et l'Harmonium - semblent porter plus qu'un intérêt passif sur les lieux. Les lascars loyaux ne se préoccupent pas vraiment de ce qui se passe dans la Ruche, mais ils ont aperçu des soupes populaires dans les autres quartiers, spécialement celles du Quartier de La Dame - une zone de Sigil qui possède relativement peu d'affamés et de sans-abri. Jusqu'à présent, la miséricorde est la seule chose qu'ils aient vue aux distributions de soupe, mais il en apparaît encore de plus en plus chaque jour. Le factol Lhar n'est pas au courant que la factole Nilesia a posté ses Rectifieurs pour surveiller les quartiers généraux de la Morne Cabale. Mais même s'il le savait, il ne s'en préoccuperait pas, car il est en train de succomber lentement à la démence inhérente due à sa position. Lhar craint de devoir suivre les pas de ses deux prédécesseurs, Esmus (planaire, humain, magicien 8, voleur 9, Morne Cabale, Chaotique Neutre) et Tollysalmon (planaire, femelle githyanki, chevalier 7, Morne Cabale, Chaotique Mauvais). Pour une raison quelconque, les deux ex-factols ont eu une période particulièrement difficile lors de leur Sombre Retraite, et les deux furent placés dans l'aile des criminels et des fous irrémédiables de la Loge. Les Mornés prétendent que les ex-factols ont été drainés de leurs exhortations agressives au cours des années, et que désormais ils sont inoffensifs - azimutés, mais inoffensifs. Cependant, la chanson que racontent les Mornistes dans la Ruche est bien différente, avertissant que c'est tout ce que la faction peut faire pour retenir les deux ex-factols. D'un autre côté, il est dit qu'Esmus et Tollysalmon ont acquis des pouvoirs mentaux si puissants et effrayants que les Mornés de la Loge ne peuvent même pas tuer ces biges - et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Les enfants n'ont d'intérêt que lorsqu'ils polissent la ferraille rouillée.
- Vicsek, directeur de l'orphelinat ![]() Le quartier général des Mornés est source de bien des rumeurs. Quelques Fous qui ont appris auprès de Tyvold à l'orphelinat se plaignent que l'elfe gris n'a pas le moindre intérêt à s'occuper des enfants qui y vivent - qu'il délaisserait son assistance sociale entièrement entre les mains d'un bige nommé Vicsek (planaire, githzeraï, guerrier 3, Morne Cabale, Chaotique Neutre). Sous la surveillance du githzeraï, l'orphelinat semble être dans un constant état de chaos, avec des enfants qui disparaissent parfois pendant une journée ou même des semaines. En parlant de Tyvold, il est mentionné une étrange histoire racontée par le distrait Tête Embrumée lors d'une de ses récentes visites de la Loge. L'Embrumé affirme qu'il était inquiet au sujet d'une amie qui avait l'habitude de fréquenter la soupe populaire du Saladier Froid quotidiennement : une femme orque muette qui semble avoir été broyée par les engrenages de Méchanus un peu trop longtemps. Le Morné prétend qu'elle était d'une humeur fluctueuse, toujours à regarder derrière son épaule comme si elle était effrayée par quelque chose rampant derrière elle. Et désormais, elle n'est plus revenue au Saladier Froid depuis quelques semaines. Les soltifs du MDL'intention du factol Lhar d'établir un réseau de soupes populaires est de simplement apporter un maximum d'assistance pour les pauvres et les affamés de Sigil. Cependant, c'est plus compliqué que ça n'en a l'air. Un portail nomade existe dans la tour centrale de la Loge ; une extrémité reste dans la tour, tandis que l'autre se déplace à travers huit endroits différents dans Sigil, chacun des déplacements se produisant à peu près tous les trois jours. Lhar a ordonné que les nouvelles soupes populaires seraient construites autour de ces huit endroits. La mélancolie n'est pas forcément de la démence.
- Dernière déclaration publique de l'ex-factole Tollysalmon ![]() Les cantines n'ont rien à voir avec les Dédales de la Dame, mais il s'avère que les factions loyales aient quelque chose à craindre à ce sujet après tout. Les ailes de la Loge sont pleines à craquer de pauvres et d'azimutés, et quelques Mornés surmenés tentent d'alléger leur charge en expédiant un bige inoffensif ici et là à travers le portail nomade. Bien sur, un bougre est parfois poussé à travers le portail alors que ça n'aurait pas du ; la semaine dernière, l'ex-factole Tollysalmon utilisa son pouvoir inné de contrôle d'esprit pour contraindre un employé de l'envoyer à travers jusqu'à une cantine. Désormais la faction essaye de la localiser, mais discrètement - ils n'ont pas envie d'alerter les Rectifieurs ou l'Harmonium de leur erreur. La Loge renferme aussi un portail permanent qui conduit à un avant-poste de la Morne Cabale nommé la Maison des Fous, une ville sur la strate de Pandesmos, dans le Pandémonium. Le portail se trouve au sommet d'un escalier en colimaçon au cinquième étage de l'aile des Mornés Fous, ce qui rend le voyage légèrement angoissant pour les soi-disant passeurs de portails, à cause des cris et des gémissements des occupants. En ce qui concerne Vicsek, le githzeraï se fait passer pour un membre de la Cabale, mais il travaille secrètement pour les Sensats. Il est supposé rapporter les activités de la Loge, mais le bougre abuse quand même de sa position. Il a fait un marché avec Alisohn Nilesia, la factole des Rectifieurs. Elle a besoin de personnes pour nettoyer les quartiers de la Prison (les prisonniers pourraient essayer de s'échapper par les trappes des conduits d'aération). Aussi, la factole embauche des petites équipes d'enfants travailleurs, et une fois par semaine Vicsek escorte donc quelques orphelins robustes à la Prison. Les enfants sont bien payés et relâchés une fois le travail accompli, aussi ne se plaignent-ils pas. Quelques uns retournent même voir Vicsek pour une autre mission de nettoyage. Bien sur, quelques uns disparaissent dans la Prison de temps en temps, mais jusqu'à présent personne n'a remarqué, et un grand nombre d'orphelins sollicitent quotidiennement leur admission à la Loge.
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