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Le Grand Bazar
Écrit par David "Zeb" Cook   

C'est le quartier général de la Libre Ligue ; il semble donc normal que l'on n'y trouve pas un seul bâtiment. Le Grand Bazar est une vaste zone occupée par une multitude de caravanes et d'étals. L'air y est rempli d'odeurs de fleurs, de fruits, de viandes, d'animaux et d'égouts.

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Un matois qui se promène dans ses allées est assailli par les propositions des marchands pour examiner, sentir, tâter et surtout acheter leurs produits. Ici, on peut se procurer tous les objets mentionnés dans les listes d'équipement standard ; y compris ceux trop grands pour être amenés à Sigil même. Si vous avez besoin d'une galère pour descendre le fleuve Océan, vous pourrez trouver un marchand qui vous en vendra une.

Mais tous les intervenants ne sont pas scrupuleusement honnêtes. Un lascar a intérêt à se montrer avisé s'il ne veut pas se faire peler par un marchand peu scrupuleux. Avant d'acheter une chose qui est supposé vous attendre sur un autre plan, vérifiez d'abord qu'elle s'y trouve bien. Prenez également garde aux pickpockets et aux coupeurs de bourse qui infestent le marché. Il faut de l'argent pour faire ses courses au Grand Bazar ; et partout où il y a de l'argent, il y a aussi des voleurs. Mais c'est un risque à prendre.

Les marchands et les commerçants vont et viennent à leur guise dans le quartier général de la Libre Ligue. Il y a toujours quelqu'un pour fournir les services dont la faction a besoin ; mais un matois peut devoir s'adresser une semaine à un marchand de tapis près de la fontaine centrale pour obtenir des informations sur un portail, et la semaine suivante à un étameur ambulant installé à la limite du quartier. A coups de clins d'oeil par-ci et de hochements de tête par là, il faut surtout connaître les bonnes personnes auxquelles s'adresser, et les bonnes questions à leur poser. Bien entendu, un matois est supposé rendre la pareille lorsqu'un péquin en quête d'informations s'adresse à lui. Plutôt qu'une organisation rigide, la Libre Ligue est une sorte de fraternité prête à tendre la main à tous ses membres.

Il est difficile de déterminer où finit le Grand Bazar. Les négociations s'étalent jusque dans les rues avoisinantes où les colporteurs cherchent un peu de place pour étaler leur marchandise. Les habitants du quartier sont toujours prêts à faire une affaire ou à discuter un prix. Les boniments des marchands ambulants s'échappent des tavernes, et certaines auberges sont assez vastes pour loger des caravanes entières. Les cafés en plein air servent tous ceux qui le désirent, et constituent l'endroit idéal pour observer la faune locale ; à l'exception des riches qui vivent en reclus, tout le monde à Sigil finit tôt ou tard par passer par le Grand Bazar.